
Pour nous gamers et geeks, les Aliens et les Predators, c'est un peu une grande histoire d'amour. Déjà, Ripley, et son t-shirt un peu moulant, ceci sans parler de Winona Ryder.. Attendez mesdames, ne partez pas, il y avait Schwarzenegger aussi, enfin il était pas mal à l'époque.. Bref, qui dit grosse licence dit gros sous, et qui dit gros sous dit naturellement adaptation vidéo-ludique. Tout ceci nous ramène dix ans en arrière, en 1999. Rebellion nous pond un Aliens versus Predator, FPS bien accueilli par les joueurs. Mais c'est surtout sa suite, développée par Monolith, deux ans plus tard, qui fera le bonheur des fans d'Alien, de Predator et de FPS. Qu'en est-il alors du dernier-né de Rebellion, dix ans après? Avec une telle licence, et une telle attente de la part des joueurs, on se retrouve au final avec un petit goût amer dans la bouche, et une toute petite sensation de baclé. Sega a voulu faire fructifier sa licence, et a malheureusement oublié d'aller au bout de son travail.
Bien, je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter le scénario. Quoique si en fait, y en a au fond qui connaissent pas.. (et vous devriez avoir honte). En résumé, Un dénommé Weyland, mégalomane de son état, décide de faire quelques expériences sur un Alien (vous), qui va bien évidemment s'échapper et tuer tout ce qui a forme humaine sur son passage. Tout ceci, bien entendu, ne se passe pas très loin d'un temple blindé de Predator (vous aussi), et pour calmer le jeu, il va envoyer une grosse armada de Marines (je vous le donne en mille.. vous), pour tenter de mettre un terme à tout ce foutoir, et éviter que nos joyeux compagnons n'aillent faire leurs emplettes de chair fraîche au village d'à côté. En résumé, vous aurez l'occasion de vous essayer à trois gameplays pour le prix d'un, chacun ayant ses bons côtés, et malheureusement ses défauts.
Commençons par nos marines bien de chez nous, gonflés aux stéroïdes et au moral d'acier. Au premier abord, on se dit: « chouette, un bon FPS comme j'en attendais un depuis longtemps ». Que nenni, déception. Les décors, bien que blindés de jolis effets lumineux, sont assez fades et les couleurs pas très chatoyantes. Un tantinet triste, pour une licence sur-budgétisée en next-gen. Sans originalité, la campagne humaine ne surprend pas. Le gameplay est basique, voire difficile d'accès. Difficile de prendre plaisir à tuer un alien, si ce n'est en arrosant l'écran de balles, sur trois chargeurs, en espérant toucher un ennemi dans le tas. Néanmoins, petit agrément, le détecteur de mouvement, qui évite trop de surprise de la part des aliens. Sans être complétement imprévisible, la campagne Marines arrive quand même à nous maintenir dans l'ambiance du film, et quelques coups de flippe demeurent au menu du jour.
Du point de vue du Predator, ça se bonifie gentillement. Le level-design est mieux fini et plus joli, les couleurs sont moins sombres et moins glauques. Le HUD apporte un brin de fraicheur comparé à la campagne Marines. Plus basé sur la furtivité, on aura moins tendant à foncer dans le tas. On dira ce qu'on veut, mais un coup de shotgun dans les dents, Predator ou pas, ça pardonne pas. La bête utilise une certaine dose d'énergie pour placer une mine ou envoyer un charge de canon plasma; énergie rechargeable au cours des niveaux. Accessoirement, on aura usage de la lance ou des disques dirigeables, et ceci avec moins de contraintes, vu qu'ils ne suppriment pas le camouflage du Predator. Je ne voudrais pas accabler ceux qui n'ont jamais entendu parler du Predator (quoiqu'un peu quand même..), mais celui-ci peut en effet devenir invisible. Ainsi, le joueur peut varier son jeu entre des phases d'infiltration, corps-à-corps silencieux, avec des exécutions de loin. En revanche, pas de furtivité avec les aliens, dans cette situation, c'est du corps-à-corps basique, brouillon et pénible. Dommage, car la campagne Predator aurait été vraiment délicieuse sans ces quelques soucis de finition, et sans cette prévisibilité qui nous suit depuis la campagne humaine. Accessoirement, l'IA est un peu à la ramasse. Mais ne soyons pas mesquins, c'est une assez bonne surprise toutefois.
Reste alors la dernière campagne, celle des Xénomorphes (les Aliens pour ceux qui sont déjà rentrés se coucher). Bien plus fine que les deux autres, elle demandera au joueur un tantinet plus de subtilité. Il faudra par exemple détruire toutes les sources de lumière environnantes pour attaquer tranquillement un Marine isolé. L'Alien joue en effet sur l'obscurité, dont il est le maître. Il est également capable de jouer avec les surfaces, et peut sans difficultés se dissimuler contre le plafond, ou encore dans une bouche d'aération. Les décors sont plus sympas que du côté des marines, et les filtres déformant les angles ainsi que le subtil cell-shading rajoutent aux couloirs déjà visités à l'époque des humains un plus certain à l'immersion, en jouant sur la perception du visuel. Gros bémol cependant, outre la durée de vie qui est la plus médiocre des trois, la maniabilité assez déplorable. Très longue à prendre en main, l'Alien est toujours trop rapide pour le joueur, et on adopte difficilement la sensation de maitriser sa bête. Au final, légèrement décevante sur l'aspect jouabilité, la campagne Alien reste un plaisir.
Ne crachons tout de même pas dans la soupe. Bien que décevant par rapport à l'attente d'un tel titre, Aliens vs Predator n'est de loin pas complétement raté. Être immergé dans le monde des Aliens (merci à notre compatriote H.R.Giger, qui a tout de même crée l'Alien tel qu'on le connaît..), et celui des Predators, ça n'a pas de prix. Rebellion arrive au final à nous servir trois gameplays différents, qui, malgré quelques défauts majeurs qui nuisent considérablement au plaisir du jeu, parvient à nous apporter une bonne dose de plaisir. L'ambiance et le design restant les atouts majeurs d'AVP, on replonge ma foi assez vite au cœur de la licence. Sans être le hit attendu, Aliens vs Predator devrait trouver son public et contenter les fans de SF, et les puristes du FPS.
X-Box 360
Jouabilité :
5





Concernant les Marines, le gameplay est très basique, pas de nouveauté flagrante, rien de bien transcendant. La campagne Alien est bien trop longue à prendre en main et trop rapide pour être parfaitement immergé, et le Predator reste correct, bien que l'IA limitée ne rende pas l'action très intense. Décevant
Réalisation :
6





Contre toute attente, malheureusement décevante. Il serait quand même impoli de dire que c'est moche car le jeu tire assez bien parti de la next-gen, en revanche, le lvl-design, (hors contexte des films), est un peu baclé. A peu de choses près, ça aurait pu être très beau
Bande-Son :
7





La bande son à le mérite d'être plutôt accrocheuse. Pas vraiment exceptionnelle, elle tire surtout la majeure partie de son contenu directement des films en question. Rien de bien original, mais efficace.
Scénario :
6





Difficile de mal noter un scénarion tout droit sorti d'Alien et de Predator (et des deux..). Pourtant, rien d'original ne démarque le jeu des films. Et bien que respectée dans la majeure partie des cas, l'ambiance a parfois tendance à se trainer un peu
Durée de Vie :
7





Entre 2 et 4 heures par campagne, en comptant que l'on peut passer de l'une à l'autre. En gros, environ dix heures de jeu. Assez court en somme, et le mode multi n'est pour le moment pas exceptionnel, à suivre


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