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The Saboteur

The Saboteur

Si Pandemic Studios n'est plus, leur chant du cygne nous est livré ici sous la forme d'un énième jeu traitant de la Seconde Guerre Mondiale. Pour un contexte vu, revu et re-revu, ils tentent toutefois une approche plus originale dans ce GTA-like durant la résistance. Alors, The Saboteur résonne-t-il comme un cri du coeur ou un bête cocorico ?

PSG, Paris Sous Guerre

Contrairement aux attentes, on n'incarne pas ici un Français mais un Irlandais, Sean Delvin pour les intimes. Celui-ci a décidé de faire la peau aux nazis (c'est bien le premier tiens) et plus particulièrement au méchant Dierker qui a eu le malheur de tuer son frère. Prétexte ô combien original pour le précipiter au coeur du Paris de l'occupation à aller dégommer du SS à chaque coin de rue. Débute alors une longue série d'actes de sabotage (d'où le nom) pour mettre des bâtons dans les roues de ces vilains allemands, et redorer le blason de la Ville Lumière.

Il faut bien admettre qu'il est plutôt agréable de déambuler dans Paris, plutôt qu'une énième ville américaine. Attention toutefois, point de reconstitution pseudo-historique comme Florence ou Venise dans Assassin's Creed II (et préparez-vous parce que ce n'est de loin pas la dernière comparaison que je vais faire entre les deux jeux), mais plutôt une sorte de compilation de tous les clichés possibles et imaginables qu'on peut avoir quand on pense à la France. Ceux qui connaissent la géographie de la capitale seront surpris de voir que les monuments ont changé d'endroit, mais le ton clairement surjoué de l'ambiance "franco-françaaaaaaaise" avec les baguettes de pain et le saucisson assurent qu'on ne prend pas trop ce Paris au sérieux.

La Vie En Rose

La grande particularité esthétique de ce jeu, c'est son système de contraste entre les zones monochromes et en couleur. Tant qu'un quartier est occupé par les allemands, il apparaît dans un noir & blanc morne au possible (à l'exception des drapeaux nazis rouges et du sang, dans un pur style Sin City), et une fois libéré de la domination teutonne il se dévoile alors dans toutes ses couleurs. L'idée est plutôt pas mal, et donne des effets visuels assez intéressants, mais ce n'est rien d'autre qu'un joli gadget, et n'a au final pas de réelle importance si ce n'est un petit "oooooh c'est beaaaaau" les premières fois que cela arrive, avant que la lassitude ne s'installe.

En ce qui concerne le game design, c'est du très classique open world où l'on alterne entre les missions principales et secondaires, l'exploration et le dézinguage de nazis à la mitraillette. On monte gentiment en puissance grâce à l'acquisition de nouvelles armes et le développement du marché noir et de la contrebande. Il faut reconnaître que lesdites missions secondaires sont relativement variées et le joueur a pas mal de liberté dans l'approche qu'il décide d'avoir, entre la discrétion et le bourrinage total.

Ca botte l'heure !

Si la base de The Saboteur est plutôt efficace, l'exécution est en revanche relativement moyenne. Lorsqu'on sort d'Assassin's Creed II et qu'on se retrouve face à une maniabilité boiteuse est des animations rigides, le choc est violent. Si Sean Delvin est capable comme Ezio et Altaïr de grimper aux monuments, il le fait malheureusement de manière ô combien moins grâcieuse.

Graphiquement, le soft s'en tire pas trop mal, mais encore une fois, après les palais de la Renaissance, les textures mal finies de The Saboteur font tache. De même, le voice acting est magnifiquement pathétique, et ferait passer Resident Evil 1 pour un modèle de doublage. Certes, cela contribue au feeling "film de série Z" déjà convié par l'ambiance second degré et le scénario qui ne veut rien dire, mais certains doublages sont clairement mauvais, à défaut d'être nanardesque.

The Saboteur n'est pas un mauvais jeu, mais il souffre de problèmes techniques plutôt handicapants qui ont tendance à faire oublier les bonnes idées de design et l'ambiance. C'est un open world classique et pas trop mal fichu, mais il est difficile de préférer la rigidité de Sean Delvin à la grâce et l'élégance d'un Ezio Auditore.

Moonsorrow

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The Saboteur 18+

ps3 PlayStation 3

Editeur :
Electronic Arts
Développeur :
Pandemic Studios
Date de sortie :
03.12.2009
Catégorie :
Action/ Infiltration
Mode en ligne :
oui
Nombre de joueurs :
1
Site officiel :
visiter le site officiel
Existe sur :
pc ps3 x360

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A la une

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Notes

Jouabilité :

5

Delvin est rigide et se manie difficilement.

Réalisation :

7

Les graphismes sont acceptables, et l'esthétique en noir & blanc est bien faite.

Bande-Son :

6

Les musiques de l'époque mettent dans l'ambiance, mais les doublages font pitié.

Scénario :

7

Si l'on ne le prend pas au sérieux, on passe un bon moment.

Durée de Vie :

7

Comme tous les open world, tout dépend de l'investissement du joueur.

Le test en bref

Les Plus

  • Le scénario second degré.
  • Un open world dans Paris.
  • L'esthétique particulière.

Les Moins

  • La maniabilité perfectible.
  • L'I.A. lamentable.
  • Les doublages, atroces.
  • Assassin's Creed II

Note du rédacteur

6

Note du public

7

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