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Resident Evil : The Darkside Chronicles

Resident Evil : The Darkside Chronicles

La saga des gun survivor n’a jamais vraiment permit de voir sortir des jeux de tir de qualité. Capcom roi incontestable du recyclage vidéo ludique, ne cesse cependant de continuer à nous offrir des déclinaisons à toutes les sauces de ses jeux fétiches maisons. La saga Resident Evil en fait incontestablement partie. Après plusieurs essais étalés sur une dizaine d’année plus au moins mauvais, le concept du tir sur rail scripté commence enfin à trouver ses marques avec l’apparition de la Wii. Il faut dire que la machine du petit père Mario est remarquablement bien conçue pour se genre de production, grâce à sa Wiimote en particulier. Alors accrocher vous, car le cauchemar ne fait que commencer dans les chroniques de Resident Evil.

Chronique d’un vieux routard

Pour les fans de la série, voici un petit récapitulatif des incursions de Capcom dans les jeux de tir à l’écran prenant vie dans les méandres d’Umbrella Corporation :

-Resident Evil : Survivor (PSone, 2000).

-Resident Evil : Survivor 2 Code Veronica (PS2, 2001).

-Resident Evil : Dead Aim (PS2, 2003).

-Resident Evil : Umbrella Chronicles (Wii, 2007).

On ne parlera pas abondamment des 2 premiers opus « Survivor » qui sont à notre connaissance les plus mauvais titres du genre, avec une durée de vie et un scénario ultra léger qui n’apporte absolument rien au contenu de la série en plus d’être très moches. Les choses ont commencé à changer positivement avec l’apparition de Dead Aim sur Ps2 qui s’offre enfin une aventure alternative avec des protagonistes inédits et qui exhibe enfin quelques notes supplémentaires à la trame principale. Mais s’est Umbrella Chronicles sur Wii qui va gentiment nous réconcilier avec le shoot sur rail. Proposant enfin des éclaircissements sur Wesker, l’ennemi récurant de la série et en nous proposant également des incursions pertinentes aux centres mêmes des fondations de la saga. Une réussite !

Dans la jungle, terrible jungle…

Aujourd’hui, le côté obscure de la série se retrouve transcendé à nouveau en nous faisant revivre les meilleures passages de Resident Evil 2 et de Code Veronica X. Tout en nous apportant au passage ses lumières sur la rencontre antérieure de Jack Krauser et de Leon S. Kennedy. D’ailleurs, l’aventure commence par une incursion en pleine Amérique latine dans la jungle ou se trouve un petit village perdu. Suivant la trace d’ancien scientifique d’Umbrella Corp. Leon se retrouve plongé dans l’enfer du Virus T, une nouvelle fois. Cette pré- quelle fait également tampon entre la fin de Code Veronica et le début de Resident Evil 4.

Sous forme de flash-back, Leon nous conte ses tribulations passées et celles de Claire Redfield lors des événements antérieurs. Racontant à Krauser comment il est devenu un agent du gouvernement en déjouant les complots d’Umbrella. L’aventure débute…

Shoot en plein centre

Resident Evil : Darkside Chronicles permet à 2 joueurs humains de prendre part à l’action en parcourant les 3 parties du jeu suivantes: Opération Javier (Leon, Krauser), la cité perdue (Leon, Claire) et le jeu de l’oubli (Claire, Steve). Chaque partie représente en moyenne 3 heures de jeu, pour un total de 20 niveaux. Ce qui nous met tout de suite d’accord d’entrée se sont les cinématiques absolument fabuleuses qui nous replongent de plein pied dans des aventures passées que beaucoup de joueurs ont parcouru. Les souvenirs nous remontent comme par magie et nous donnent encore plus l’envie d’en découdre avec le bestiaire virulent du titre. Les zombies font partie de l’essentiel des troupes ennemies. Lents maladroits, ils ont tendance à « jouer les morts » et à nous surprendre par derrière sous forme d’escouade désorganisée d’une dizaine d’individus putrides. Une balle dans la tête suffit amplement pour s’en débarrasser. Tout dépend du degré d’amélioration de vos armes que vous pouvez customiser entre les divers chapitres. Les habitués de la série retrouveront également, les corbeaux, les hunters, le crocodile des égouts et bien d’autres monstruosités connues. Le titre propose aussi des éléments provenant des derniers jeux de la licence. Comme par exemple les « Quick Time Event » qui vous demande d’appuyer sur une ou deux touches au moment opportun pour se sortir d’une mauvaise passe et encore les coups rapprochés pour se débarrasser d’un mal venu trop proche au corps à corps. Le coup de couteau fait parti de l’arsenal de base en secouant le Nunchuk, très pratique pour se débarrasser des cafards géants et des autres chauves souris. Le pire est à venir, car là ou vous allez vraiment en piller, s’est surtout devant les boss qui patientent en fin de chapitre. Ceux-ci ne sont pas que de simple tas de chaire informe à l’écran mais carrément des challenges à eux tout seuls ! Trouver leurs points faibles et le seul moyen de les éliminer facilement, sinon s’est la mort assurée ! Heureusement que des tas d’objets sont dissimulés sur le parcours, vous offrant de précieuses herbes vertes, spray et autres armes et munitions pour vous aider à passer les conflits. Surtout que l’action et captivante et riche en passages sombres et lugubres. Les bestioles peuvent attaquer à l’improviste, surtout si vous jouez avec l’ordinateur comme partenaire. Ce dernier sera pratiquement inefficace, débile à manger du foin, vous laissant toute les basses besognes sur le dos.

Le moteur du jeu est le célèbre Havoc qui fait ici des merveilles sur Wii. Techniquement, le soft de Cavia et splendide. La modélisation des protagonistes et des décors est incroyablement réussie. Les jeux d’ombres et de lumières sont impressionnants de réalisme, servient par des tons et des textures profondes. L’animation est impeccable si ce n’est des petites pertes de « frame rate » dû à la quantité incroyable d’éléments animés et affichés à l’écran. La maniabilité n’est pas vraiment un problème vu que le titre avance sur des rails virtuels. Le curseur de visée réagit au quart de tour et les phases de recharge sont optimales. Changer d’armes s’effectue simplement avec le stick analogique du Nunchuk. La bande-son reprend les thèmes originaux des divers jeux en les rendants vraiment flippant ! Côté durée de vie 9 heures est largement suffisant pour le boucler une première fois. Mais pour déverrouiller les nombreux bonus, il vous faudra le recommencer encore et encore. Darkside Chronicles est une agréable surprise bien rythmée qui ravira les fans de la série comme les novices qui n’ont pas peur d’un 18 et plus sur la boite du jeu ! La Wii se défend honorablement et prouve qu’elle en a dans son processeur graphique !

Evil

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Le test en bref

Jouabilité :
****-

Curseurs et recharges faciles

Réalisation :
****.

Chapeau bas à la Wii !

Bande-Son :
****.

Flippantes

Scénario :
****.

Reprenant les événements passés de la série en y introduisant un vent de fraîcheur, qui comble les lacunes de la trame originale.

Durée de Vie :
****.

Le faire une fois c'est bien ! Mais plusieurs fois c'est mieux ! Bonus nombreux à la clé !

Points positifs

  • Aventure palpitante
  • Durée de vie
  • Cinématiques
  • Graphisme
  • Bande-son
  • Les Boss
  • Ambiance glauque et sombre
  • Gore !

Points négatifs

  • Petite perte de frame rate
  • Le Wii Zapper n'est pas indispensable

Note du rédacteur

note 8

Note du public

note 8

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